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Au Brésil

Le pays dans lequel naît Dom Helder est un vaste territoire (17 fois la France), profondément marqué par la colonisation portugaise et par l’esclavage : la population est majoritairement blanche et massivement catholique.

Les Noirs, descendants des esclaves amenés d’Afrique, représentent une part importante de la population et sont le plus souvent pauvres, ou très pauvres ; ils pratiquent une religion mêlée de christianisme et de rites traditionnels africains. Quant aux Indiens, ils ont été en grande partie éliminés par l’esclavage et les maladies des Blancs.

La dictature militaire

Au début du XXè siècle, le Brésil est une république fédéraliste, mais en fait, le pouvoir appartient aux grands propriétaires terriens. En 1930, la crise économique entraîne la chute du régime, remplacé par un gouvernement réformiste qui, en 1942, décide d’engager le pays dans la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Alliés. Le Brésil garde un gouvernement réformiste jusqu’en 1964 : un coup d’État militaire donne alors le pouvoir aux généraux soutenus par les États-Unis. La dictature va durer jusqu’en 1985. Le Plan Condor, programme de répression organisé par les services secrets d’Argentine, de Bolivie, du Brésil, du Chili, du Paraguay et d’Uruguay, vise à pourchasser et éliminer les opposants politiques, au nom de la « sécurité nationale ». Tortures, disparitions, exécutions sommaires sont alors des pratiques courantes.

Une capitale de rêve

Jusqu’en 1960, cet immense pays divisé en vingt six États dotés chacun d’un gouvernement et d’un parlement, avait pour capitale Rio de Janeiro. Depuis l’indépendance du pays en 1822, des hommes politiques ont caressé le rêve de déplacer la capitale au centre du pays pour briser la rivalité entre la côte, riche et peuplée, et les immenses espaces arides de l’intérieur. Commencés en 1957 sous la direction de l’architecte Oscar Niemeyer, les travaux sont partiellement achevés en 1960, et le président Juscelino Kubitschek peut inaugurer cette capitale jaillie d’un rêve, dont le plan suggère la silhouette d’un avion, ou d’un « oiseau carcasse », comme l’a nommée dans un roman l’écrivain Michel Sauquet.

Le retour de la démocratie

En 1985, les civils reprennent le pouvoir. Malgré les programmes réformistes du Parti des Travailleurs qui gouverne depuis 2003, et malgré un spectaculaire décollage économique, tous les problèmes ne sont pas pour autant résolus et beaucoup reste à faire : réduire les inégalités sociales criantes ; éradiquer une violence endémique ; démarquer les terres indiennes ; faire une vraie réforme agraire…

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