

7 février 1909 Naissance à Fortaleza
1918 Entrée au petit séminaire de Fortaleza
1923 Entrée au grand séminaire de Fortaleza
15 août 1931 Ordination pour l’archidiocèse de Fortaleza
3 mars 1952 Évêque de Sarde (diocèse in partibus infidelium), auxiliaire de Rio de Janeiro
2 avril1955 Archevêque auxiliaire de Rio de Janeiro
14 mars 1964 Archevêque d’Olinda et Recife (Pernambouc)
12 avril 1964 Discours-programme, à Recife
1984 A 75 ans, offre de démission au pape
1985 Dom José Cardoso succède à Dom Helder au siège d’Olinda et Recife
27 août 1999 Décès à Recife
28 août 1999 Obsèques en la cathédrale d’Olinda


C’est en 1965 et à Rome, pendant le concile Vatican II, que Dom Helder a reçu les premières invitations à prononcer des conférences et/ou à participer à des rencontres ou des programmes médiatiques hors Brésil.
Elles n’ont cessé de se multiplier jusque dans les années 1990. Dans les années 1970, il comptait une moyenne de quatre-vingt invitations par an. Il ne les acceptait que sur avis de ses « antennes » et avec l’accord de la hiérarchie locale. Jusqu’à sa retraite, il a respecté ce dont il avait convenu avec le pape, Paul VI puis Jean-Paul II : ses voyages ne devaient pas l’éloigner chaque année de son diocèse plus longtemps que ne l’autorisent les vacances normales d’un évêque titulaire. Il a toujours refusé les invitations venant de pays sous régimes dictatoriaux.


Dom Helder : « Si on est décidé à conquérir une ville, on doit marcher sur elle. A aucun moment on n’a le droit d’oublier que l’objectif est de vaincre, de s’emparer de la ville.
Mais si durant la marche on rencontre des blessés qui ne peuvent plus combattre et qui sont en danger de mourir par manque de soins, et s’il est possible, sans perdre de vue l’objectif, de leur porter secours, de les conduire sur un brancard à l’hôpital, on doit le faire. Je pense souvent que dans la guerre contre l’injustice, 80% du temps et des efforts doivent être dédiés aux réformes des structures et à la promotion humaine, mais les 20% restant doivent être disponibles pour secourir les blessés, les victimes de la guerre… »

A Recife, le Centro de Documentação Dom Helder Camara (CEDoHC) a recensé, conservé et classé les manuscrits, notamment, de
577 conférences,
2 750 programmes radiophoniques,
7 547 courtes méditations poétiques,
2 122 « circulaires »
A quoi il faudrait ajouter ses correspondances, ses œuvres telles qu’un argument de ballet pour Maurice Béjart ou pour la Symphonie des deux mondes, ses innombrables « dialogues » avec les auteurs les plus divers retrouvés dans les marges et pages blanches des livres de sa bibliothèque…

A la date de ses 75 ans et de la remise au pape de sa charge d’archevêque d’Olinda et Recife, le 7 février 1984, Dom Helder a légué à sa « Famille » une « société civile sans buts lucratifs » enregistrée sous le nom de « Obras de Frei Francisco » (Œuvres de Frère François).
Avec, pour « capital », ses biens propres : essentiellement ses écrits et les initiatives sociales qu’il avait engagées avec les prix et les dons reçus partout où il passait.
Le 15 août 2003, le Conseil de l’entité faisait enregistrer, avec une mise à jour de ses statuts, une nouvelle dénomination : Instituto Dom Helder Camara (IDHeC) et adoptait la Charte de principes suivante :

Une personne hors du commun
Dom Helder ?« Une personne hors du commun, a témoigné le cardinal Marty. Non seulement par ce qu’il fait, mais par ce qu’il est ».
Impossible de le caractériser d’un trait, tant il était surprenant, paradoxal à bien des égards.
Les textes et images de l’exposition « Un prophète pour notre temps » (transposée au Brésil sous le titre : Mémoire et prophétie » le donnent, en 17 pages, à rencontrer à la fois dans sa diversité et dans son unité.
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