Citations

29/07/21
Association DHMA

"Un exemple, mais pas facile à suivre"

Les citations ci-dessous sont tirées du flot de paroles et d’écrits suscités au Brésil par le centenaire de la naissance de Dom Helder :

  • « J’ai pu assister à la célébration du centenaire à Ponte de Carvalhos (à 25 km de Recife) : des milliers de personnes, vingt et un évêques, et carnaval avec des musiques chères au Dom. A Recife, au pied de sa statue inaugurée sur la place de l’église das Fronteiras, les fidèles déposent des bougies : saint Helder, disent les orphelins… » (Courriel).
  • « Son action était en défense de la cause des pauvres, qui coïncide avec la cause de Dieu » (Dom Marcelo Carvalheira, archevêque émérite de João Pessoa).
  • « Dom Helder est un exemple pour l’Église, mais il n’est pas facile de le suivre… », « Citoyen du monde et apôtre de l’Église du Christ », « C’est l’heure de voir en Dom Helder le patron de cette incomprise Église d’Amérique latine, et de le proclamer saint protecteur de notre continent » (Dom Demétrio Valentini, évêque de Jales, SP).
  • « La fin de la vie de Dom Helder a été très douloureuse. Il a continué à dire ce qu’il pensait et il devait le faire, mais il savait que ses paroles n’étaient pas bien reçues par son successeur » (Dom Clemente Isnard, o.s.b., ancien vice-président de la CNBB).
  • « Dom Helder en est venu à être un évêque paradigmatique, une référence inévitable quand on parle (en on en parle) de l’Église engagée, de la solidarité avec toutes les grandes causes des pauvres, des causes du Royaume… Il en est venu à être la référence maximum quand on parle de cette Autre Église Possible, de cet Autre Monde Possible, nécessaire, urgent. Sans violence toujours, espérant et semeur d‘espérance … Son geste des bras ouverts qui allongeait sa petite taille reste une invitation à l’aventure de la compassion fraternelle et de la prophétie toujours en action » (Dom Pedro Casaldaliga, évêque émérite de São Felix do Araguaia).
  • « La plus grande figure politique de l’histoire de l’Église du Brésil » (Elio Gaspari, auteur d’une histoire de la dictature des généraux).
  • « Ce que beaucoup de secteurs de l’Église craignaient, c’était le nouveau style d’évêque qu’il proposait… Dom Helder a été dépassé par les événements de l’histoire et de sa mort. Prophètes et prophétisme ne sont plus à la mode aujourd’hui. (Dom Aloisio Fragoso, o.f.m., évêque émérite de Crateus, Ceará).
  • « Figure discutée par les uns, persécutée par d’autres, extrêmement aimée par les pauvres et les marginalisés de Recife et du monde, avec une projection internationale, dans et au-delà des milieux chrétiens, comme aucune autre personnalité de l’Église du Brésil n’en a jamais connue dans toute notre histoire » (Dom Edvaldo G. Amaral, salésien, évêque émérite de Maceió, Alagoas).
  • « Un prophète qui parlait merveilleusement, ne disait pas des mots d’intellectuel, mais vous perceviez qu’il était quelqu’un de profond, qui était en intimité avec Dieu… Un prophète, homme qui voit le monde avec les yeux de Dieu » (Dom Luiz Soares Vieira (archevêque de Manaus, Amazonie, vice-président de la CNBB).
  • « Dans le bon sens du terme, il était un homme religieux populaire latino-américain qui captivait les cœurs des gens par son charisme et sa foi. Sa lutte pour le développement latino-américain et les droits humains ont défini de manière significative le catholicisme de libération au Brésil et dans toute l’Amérique latine. Ses actes et ses paroles ont eu un impact parmi les catholiques et autres personnes de foi en Amérique du Nord, en Europe et bien au-delà.
  • Dom Helder a fait le passage du défenseur de la violence au promoteur de la paix. Il a alors renoncé aux tentations toujours plus séductrices du pouvoir et des honneurs ecclésiastiques. S’il avait accepté d’ « entrer dans le schéma », Dom Helder aurait pu se retrouver cardinal et, s’il s’était articulé avec les militaires, peut-être même archevêque de Rio de Janeiro ou de Sao Paulo. Il rejeta toutes ces possibilités afin de pouvoir se positionner au côté des pauvres » (Kenneth P. Serbin, historien américain, professeur à l’Université de San Diego).
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